Automne 1998, Audi surprend son monde en commercialisant la TT, un coupé sport aux lignes très dynamiques, inhabituel chez le constructeur. En quelques mois, la TT a conquis le segment et a
permis à la marque de redéfinir son profil.
Mais entre temps, la concurrence ne s'est pas endormie sur ses lauriers. Le marché automobile a vu fleurir un grand nombre de coupés sportifs depuis ces 8 dernières années, notamment la
Z4 de BMW, la SLK restylée de Mercedes et son clone, le
Chrysler Crossfire, la Nissan 350Z ou encore la sublime Alfa Roméo Brera.
Il n'est pas facile de renouveler un modèle phare pour un constructeur, Peugeot en a fait l'expérience l'année dernière avec son 407 coupé. Le challenge de l'équipe de designers Audi était donc
intéressant.
Celle nouvelle TT reprend l'architecture du concept Nuvolari avec sa carrosserie composée de 69% d'aluminium et de 31% d'acier, majoré à l'arrière du coupé pour équilibrer les masses entre les
deux essieux.
Si la majorité des voitures actuelles s'alourdissent à cause de la sécurité passive, la TT, elle, s'allège grâce à l'abondance d'aluminium et malgré des mensurations revues à la hausse (+137 mm
en longueur et +78 en largeur).
A l'exception des feux, l'avant est fidèle au concept et reprend la fameuse calandre 'Single Frame' désormais commune à toute la gamme. La forme fuyante du pavillon ne doit pas faciliter la
visibilité arrière. Comme sur une Porsche 911, un becquet s'actionne au delà de 120 km/h pour améliorer la déportance.
La planche de bord orientée vers le conducteur, l'abondance d'aluminium, les compteurs ronds et les sièges enveloppants donnent une touche de sportivité supplémentaire. La jante du volant, plate dans sa partie basse comme sur une RS4, évite le contact avec les genoux du conducteur.
Outre les équipements traditionnels, la TT propose une interface Bluetooth, un système de navigation similaire au Q7 et un éclairage de virage dynamique.
La capacité du coffre profite de l'allongement du coupé, il passe de 220 à 270 litres et atteint 700 litres, dossiers de la banquette arrière rabattus.
Derrière sa bouche béante se cache deux motorisations essence, le 2.0i TFSI de 200 ch, commun à la Golf GTi, et qui remplace le 1.8 T. Grâce à l'injection directe, son rendement est
amélioré et les consommations en baisse. Il entraîne les roues avant et permet à la TT de franchir la barre des 100 km/h en 6,4 s et d'atteindre les 240 km/h en pointe, sur circuit bien
évidemment.
Si ces performances ne vous suffisent pas alors vous vous orienterez vers le V6 de 250 ch repris de l'ancienne version et badgé Quattro. Par rapport aux 4 cylindres, il gagne 0,7 s au 100 km/h
(5,7 s) et dépasserait facilement les 250 km/h si la bride électronique ne calmait pas ses ardeurs.
Ces deux moteurs sont accouplés à une boîte 6 rapports et la version V6 peut recevoir en option la boîte DSG euh.... S Tronic, pardon ! Cette boîte robotisée à doubles embrayages, un pour les
rapports pairs, l'autre pour les impairs, offre d'excellentes performances puisque le temps de passage des rapports est inférieur à celle d'une boîte manuelle. L'électronique surpasse l'homme
!
Le châssis offre un comportement neutre et une légère tendance au sous-virage, tant pis pour les plus sportifs d'entres nous. L'élargissement des voies permet à la TT de recevoir différentes
montures de pneus, de 16 à 19 pouces.
En terme d'innovation, l'amortissement propose un système inédit, des particules magnétiques circulent dans l'huile et réagissent sous l'effet d'une tension électrique, permettant différents
paramétrages des amortisseurs.
Je me demande si Audi franchira le cap du moteur diesel en proposant une TT TDi ? Non ! Ils vont quand même pas oser, quoi que...
Bref, en attendant, vous pourrez admirer ce magnifique coupé chez votre concessionnaire cet automne mais également au salon de l'automobile de Paris, fin septembre. Par contre pour le roadster,
il faudra encore patienter.
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De plus j'ai toujours aimé l'AUDI TT à chaque fois que j'ai l'occasion d'en voir une je les prend en photo